Suzanne, un film d’une grande intensité

Suzanne, François, Sara et les autres

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Son dernier film, Réparer les vivants, est sorti début novembre. Ce récit touchant sur le don d’organes se déroule sur une période de 24 heures, ce qui constituait un beau défi pour Katell Quillévéré après Suzanne, qui s’étalait sur plus de vingt ans. Cette habileté à jouer avec le temps s’apprécie pleinement dans ce portrait de famille et de femmes incarné par un groupe de comédiens épatants qui ont dû se soumettre à de longues séances de maquillage quotidiennes pour rajeunir de deux décennies. Avec un résultat bluffant à la clé. Mais c’est aussi la prestation impeccable de François Damiens (tout en sobriété), d’Adèle Haenel et de Sara Forestier qui apporte une grande intensité au récit. En décidant de jouer subtilement avec les ellipses, la réalisatrice estimait que ”cela pouvait exprimer mieux que tout le bouleversement provoqué par un événement”. Assurément, les contraintes du temps n’ont aucune prise sur cette jeune femme de 36 ans dont la valeur du talent n’a pas attendu le nombre des années.

 

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