Incognito… ou pas

C’est lui, mais pas tout à fait. Dans la mini-série, Franck Dubosc joue son propre rôle à travers quatre épisodes de fiction.

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En 4 x 26 minutes, Les beaux malaises évoque les péripéties du quotidien d’un personnage connu, humoriste à succès. Les problèmes qu’engendrent la notoriété, la vie de couple ou les relations amicales entachées par le vedettariat sont autant de sujets abordés dans ce format efficace et innovant. Les situations se succèdent avec rythme, laissant une grande place à l’humour, évidemment, mais les questions abordées avec davantage de profondeur permettent un meilleur ancrage dans le réel. Le point fort de la série est soutenu par des partenaires de jeu remarquables, dont Anne Marivin qui démontre une fois de plus ses talents d’interprétation dans le couple, très juste, qu’elle forme avec Franc Dubosc. Ce dernier parvient à mettre de côté la caricature qu’il s’infligeait lui-même à travers ses one-man-shows ou en tant que Patrick Chirac dans Camping pour laisser place à des traits plus subtils, voire plus sensibles.

Il n’est pas question ici d’autobiographie romancée, même si l’acteur est également coauteur de la série. Cette première saison réalisée par Éric Lavaine, avec qui le comédien avait déjà collaboré sur différents films dont Incognito, film français sans saveur, est adaptée du succès québécois éponyme de Martin Matte. Pour le coup, les dialogues sont bien tournés, sans grand effet sur la mise en scène dont la sobriété est grandement appréciée. C’est une belle prise de risque pour l’ami Dubosc qui, avec l’âge et l’expérience, se laisse charmer par des projets plus ambitieux, moins grotesques, dans lesquels on lui devine une aptitude à lâcher des émotions plus vraies, et forcément plus intenses. On se demande déjà si une saison 2 est prévue…

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