Thalassa: Le saumon dans tous ses états

Le saumon est omniprésent dans les assiettes. Thalassa explose tout ce qu’il faut savoir sur le poisson le plus consommé en Europe.  

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Depuis la rentrée, Thalassa se cherche une nouvelle identité formelle. À quarante ans passés, le magazine de la mer s’adapte à l’évolution de la télévision pour survivre. Devenu mensuel, il se plie à la tendance chez France Télévisions, à savoir l’investigation. Et à un mois des fêtes de fin d’année, Thalassa enquête sur le poisson roi des assiettes européennes: le saumon.

À l’état sauvage ou en élevage, le saumon paie le prix de sa popularité. La péninsule russe du Kamtchatka est le premier et le dernier grand sanctuaire de la reproduction. Pourtant, sur cette terre hostile, l’inquiétude est grande. Car le long périple du saumon entre le Pacifique et le lac Kourile n’est plus un chemin tranquille. Les pêches légales et clandestines déciment les poissons et ralentissent le cycle naturel. Tandis que dans le nord-ouest de l’Irlande, les touristes passionnés de pêche à la mouche jouent leurs propres scènes de Et au milieu coule une rivière. Le lancer calme, et néanmoins sportif, cherche à atteindre le saumon sauvage d’Atlantique, un mets rare et cher.

Raréfaction, problématiques écologiques, économiques et consommation de masse… La chair rosée qu’il y a dans votre assiette est bien souvent issue d’un poisson d’élevage de Norvège ou d’Irlande. S’opposent alors une culture conventionnelle et une culture biologique. Trois ans après le scandale de la contamination aux produits chimiques, qui a égratigné l’image des fermes norvégiennes, le tir a été rectifié. L’enquête conso de Thalassa montre un résultat étonnant. En effet, une étude révèle, avec ironie, que le saumon bio contient davantage de contaminants que le saumon conventionnel. La pollution des océans ne rend pas si simple l’alliance éthique entre le respect de l’animal et la santé du consommateur, qui tourne en rond dans son bocal.  

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