Black Mirror : un inquiétant reflet de la société

Dans un futur proche, la technologie a investi tous les domaines de la société. Mais dans Black Mirror, avancée technique ne signifie pas forcément progrès social.

Black Mirror ©Prod

Presque trois ans que les fans attendaient le retour d’une des séries les plus sombres du petit écran. Le petit bijou de Channel 4, débarqué comme un objet télévisuel non identifié en 2011, avait fait une pause après deux petites saisons de trois épisodes et un Christmas’ Special de 75   minutes en 2014. Le temps de savourer un Emmy Award de la meilleure minisérie et de passer dans le giron de Netflix – qui a vite fait de lui imposer son bandeau “Originals” – pour la sortie de cette troisième saison de six épisodes livrés le 21 octobre. 
On aurait pu craindre que ce transfert transatlantique nuise à l’esprit de la série, il n’en est rien. La trame reste la même: il n’y en a pas. Chaque épisode est construit indépendamment des autres et offre une nouvelle intrigue, de nouveaux personnages et surtout, de nouvelles interrogations. Seule constante dans l’univers de Black Mirror: une atmosphère pesante et une technologie dont l’usage finit par produire des effets extrêmement pervers sur ceux qui y succombent. Jeux vidéo trop immersifs, réseau social dont les utilisateurs se notent entre eux jusqu’à ne plus se définir que par ce chiffre, abeilles-robots destinées à rétablir l’équilibre de l’écosystème… Moins noire, la nouvelle fournée made in USA reste toutefois dans le savoureux sillon creusé aux origines et garde son côté british. 

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*** BLACK MIRROR SAISON 2 INÉDIT. NETFLIX

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