The Walking Dead saison 7: plus gore que jamais

La septième saison de The Walking Dead imprime son rythme au fil des morts. Et ça ne va pas s’améliorer. On prend le pouls d’une série inscrite au patrimoine de la pop culture. Attention, spoilers.

The Walking Dead - Saison 7

Promis, on ne se laissera plus avoir. On ne s’attachera plus à la troupe de Rick. Mieux, on ne regardera plus d’épisodes de The Walking Dead. Jamais. C’est ce qu’on se dit à chaque mort, tentant de se préserver et de s’éviter quelques crises de panique. Mais la promesse ne tient jamais. Comme lors des Noces pourpres de Game Of Thrones, qui avait traumatisé les fans, la série de morts-vivants s’est offert un épisode-massacre, où l’on voit deux de ses héros, Glenn et Abraham, se faire défoncer le crâner à coups de batte. Joyeux. Malgré tout, depuis son lancement le jour de Halloween en 2010, The Walking Dead fait un carton. La série nous tient en haleine autant qu’elle nous retourne les tripes, nous déçoit parfois, mais surtout réussit le tour de force de maintenir ses audiences stables au fil des saisons. Un peu malgré nous, ces millions de zombies lents et voraces se sont incrustés dans notre quotidien, une sorte de cauchemar éveillé où les méchants ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Alors qu’est-ce qui explique cet attachement presque irrationnel à ce monde pourri jusqu’à la moelle? On décrypte les rouages carnassiers de The Walking Dead.

Comics de répétition

The Walking Dead, c’est d’abord un succès de librairie lancé sous la forme d’une bande dessinée en 2003 par Robert Kirkman, mise en images par son ami d’enfance, Tony Moore. Mais elle aurait pu ne jamais voir le jour. Retour au début des années 2000, l’auteur tente de convaincre Image Comics, ses éditeurs, de publier une histoire de zombies. Mais ils ne sont pas convaincus par l’idée, persuadés que ça n’intéressera personne et éconduisent gentiment le scénariste. Il tente alors un coup de poker, et ment en expliquant que plus tard, dans son scénario, il intégrerait le fait que ces morts-vivants étaient en fait des aliens. Résultat, le premier fascicule sort, à 7.300 exemplaires seulement. Et tout de suite, l’histoire trouve son public. Pour une fois, au-delà des combats de zombies, on y explore les pires traits de la psychologie humaine. L’un de ces exemplaires originaux a récemment été vendu à 10.000 dollars. C’est ce qui s’appelle une sacrée plus-value, du jamais-vu dans un si court laps de temps.

Treize ans plus tard, l’auteur a déjà sorti 26 tomes de sa saga, et à chaque fois, c’est un événement qui dépasse largement le rayon BD. Plus de 50 millions d’exemplaires vendus, traduits dans 30 langues. Véritable phénomène mondial, The Walking Dead aurait déjà dû s’arrêter, mais son auteur a changé sa fin pour la faire durer plus longtemps. Pour autant, n’espérez pas y trouver des réponses concernant la suite des épisodes. Comme pour Game Of Thrones, les deux discordent souvent, dans une envie de perdre le spectateur/lecteur, de l’économiser, mais aussi de simplifier les situations qui ne sont pas toujours transposables à l’écran.

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