Boris Cyrulnik, le petit garçon qui lisait Mark Twain

Quand le meilleur intervieweur de la télé rencontre l’un des plus beaux esprits de notre époque, on aimerait que Hep Taxi! dure des heures…

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Voilà une balade qui se promet mémorable. Jérôme Colin embarque le psychiatre et écrivain Boris Cyrulnik. À l’arrière, sous le fil des questions toujours pertinentes de notre confrère, on verra un homme d’une intelligence rare se pencher sur ses héros d’enfance, la vie, la ville, le bonheur et les hommes. Un vrai parcours introspectif, où les réflexions d’un être d’exception éclairent notre chemin dans l’existence. Parce que Boris Cyrulnik, c’est le diffuseur du concept de “résilience”. Un sage, une voix réconfortante et apaisante qu’on adorerait voir remplacer Coelho sur les pages Facebook.

De la résilience, il disait au Monde de l’éducation: “Le malheur n’est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d’organiser une autre manière de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis: la résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit d’adversités”. Une notion que l’auteur de Sauve-toi, la vie t’appelle a dû affronter, expérimenter dans son quotidien, pour pouvoir la formaliser. Boris Cyrulnik, c’est d’abord un enfant d’immigrés juifs d’Europe mis par sa mère en pension durant la guerre. À sept ans, il réchappe miraculeusement à une rafle à Bordeaux. À la fin du conflit, il est orphelin des camps. Il lui reste à trouver une explication à l’horreur de la guerre. Pour survivre, pour faire sens, il devient psychiatre. Sa deuxième vie commence. Il va étudier le comportement des hommes. Et par là, faire avancer la connaissance humaine et aider les âmes blessées.

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