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”On est ce qu’on mange”, dit-on. Alors que sera-t-on demain? Petit tour de l’assiette du futur.

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On nous le répète à l’envi: nous serons 9 milliards de Terriens en 2050. Ça fait du monde à nourrir. Si l’on ajoute à cela les conséquences du réchauffement climatique, la baisse des ressources en eau et en énergie, l’inégalité de leur répartition et l’augmentation de maladies comme le diabète et l’obésité, vous avez une petite idée de l’ampleur du défi qui nous attend. Que faire, alors? C’est l’objet de ce nouveau volet de la collection Rêver le futur, qui propose un tour d’horizon des pistes envisagées. Rien de très révolutionnaire: la surconsommation de viande dans les pays occidentaux et la nécessité de modifier nos habitudes alimentaires sont fréquemment rappelées et nombre d’entre nous ont déjà pris conscience que, comme le résume le chef étoilé Alain Ducasse, ”la protéine (animale) doit devenir la garniture du légume et de la céréale”. Sa petite sœur végétale (soja, lentilles, lupins…) peut d’ailleurs faire, d’après les bouchers végétariens, de parfaits steaks.

Culturellement plus difficiles à introduire chez nous, les insectes représentent également une alternative économiquement et écologiquement fort intéressante. C’est un peu comme manger des crevettes: l’apport nutritif est supérieur à celui de la viande et l’émission de gaz à effet de serre, cent fois moindre. Voyageant du Burkina Faso au Japon, le documentaire explore aussi le concept des fermes urbaines avant de se pencher sur l’impact des nouvelles technologies – supermarchés du futur avec fiches-produits sur écran, scanner de poche pour connaître la composition des aliments, études sur la nutrition personnalisée avec conseils via téléphone portable… On est loin de la pilule-repas fantasmée au siècle dernier et c’est tant mieux – même si la séquence de réalité virtuelle appliquée à l’alimentation nous emmène presque aussi loin de notre traditionnelle assiette de pâtes.

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