PETIT ECRAN. Zoom sur le phénomène girly

"Bridget Jones 3" au cinéma, le reboot de "Gilmore Girls" en télé, des licornes arc-en-ciel sur les t-shirts geek… La culture girly se répand. Moins niaise qu’on ne le croit.

Documentaire Arte_Pop culture

Le débat sur la question du genre remet au centre de l’actualité ce documentaire de 2012 qui revient sur le phénomène girly. Ou comment la culture fifille a envahi tous les pays, du Japon aux États-Unis en passant par l’Europe, pourtant bastion du féminisme. Il montre surtout comment le rose a déteint sur tous les domaines du divertissement. On y passe en revue: l’émergence de la chick lit, la valse des séries télé pour copines, la vogue du porno chic chez Gucci ou Prada, la vague de blogs de filles délurées, Margaux Motin en tête, la guerre Barbie Bratz qui faisait rage dans les rayons fuchsia des supermarchés… Voilà pour l’état des lieux. 

Des bad girls

Heureusement, le film ne se borne pas au constat moralisateur incitant les parents à bannir les t-shirts Hello Kitty. Ce que l’on constate, c’est que les principales intéressées ont détourné cette nunucherie imposée. Du rose bécasse, elles ont fait l’étendard des badass. Les princesses sont des bad girls (ici Katy Perry). Elles déchirent les stéréotypes que la société d’hyper-consommation veut leur infliger. ”Cette hyper-féminisation compense le fait que les mamans élèvent leurs filles comme des mecs. Elles leur disent: tu seras un homme, ma fille”, constate avec jubilation une consultante en marketing. Dans les jeux des mouflettes, Ken est un feignant qu’il faut mettre au turbin. Barbie met du mascara parce qu’elle aime ça, puis file bosser parce qu’elle aime ça, aussi. Vous prendrez bien quelques paillettes ? 

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