Les chevaux sauvages de Namibie

La conquête du cheval remonte à 5.500 ans avant notre ère. Conséquence: les troupeaux sauvages ont quasi disparu des plaines du globe. Quasi…

 

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Direction le désert du Namib, transformé en Far West par la présence des chevaux sauvages. Leur cheptel compte entre 90 et 150 individus, selon les recensements semestriels. Ils sont protégés par les autorités, qui leur ont assigné un territoire dans le parc national. Pourtant ces magnifiques animaux à la robe sombre ne devraient pas être là. Ils sont “endogènes” et leur présence raconte l’histoire du pays. Leur origine remonte en effet aux colons allemands qui les ont importés, à des fins principalement militaires. Chevaux de monte, ils ont été libérés à la Première Guerre, lors d’attaques des enclos.

Lâchés dans le désert, ils ont survécu et se sont adaptés à des conditions de vie particulièrement difficiles. Dans cette savane aride d’Afrique australe, les pluies sont rares, les variations de température extrêmes (50°C le jour, sous zéro la nuit) et la végétation n’est souvent que broussaille. Mais ils tiennent bon. Ils font des kilomètres pour rallier les points d’eau. Aimés des touristes, les chevaux sauvages font désormais partie du paysage. On s’émerveille. Avant de revenir chez nous. Quoi, il y a des chevaux sauvages chez nous? Presque. Tanguy Dumortier les a débusqués aux Pays-Bas, dans la réserve d’Oostvaardersplassen, polder sauvage de 6.000 hectares dévolu à la préservation des zones humides européennes. C’est le royaume des koniks. Ces équidés sauvages, proches des tarpans disparus, y ont été réintroduits par l’homme et y paissent, libres de tout joug. Fascinante soirée, donc, sur le thème du retour à l’état de nature.

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