Histoire, histoires

François Busnel reçoit Elisabeth Badinter, qui raconte Marie-Thérèse d'Autriche.

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Le désir de dominer ne la quittera que lorsqu’elle ne sera plus.” Frédéric II, qui signe ces lignes présentées en couverture de la dernière biographie de Marie-Thérèse d’Autriche, savait de qui il parlait – les deux souverains ont longtemps guerroyé l’un contre l’autre. Élisabeth Badinter plus encore, qui a fait de la place des femmes et du siècle des Lumières ses terrains de recherches privilégiés – elle est notamment l’auteur d’Émilie, Émilie: l’ambition féminine au XVIIIe siècle et de Mme du Châtelet, Mme d’Epinay ou l’ambition féminine au XVIIIe siècle.

Invitée de La grande librairie, elle présente aujourd’hui cette grande figure historique dans son dernier ouvrage, Le pouvoir au féminin. Ou le règne de Marie-Thérèse donc. Héritière de l’empereur germanique Charles VI qui lui laissa le royaume dans un triste état, épouse de François de Lorraine et surtout véritable souveraine de l’Autriche durant quarante ans. Au côté de la philosophe ce soir, Emmanuel de Waresquiel reste dans la même lignée avec Juger la reine, évocation du procès de Marie-Antoinette, reine de France et quinzième enfant (sur seize) de Marie-Thérèse elle-même. On reste au XVIIIe avec Stéphane Audeguy, dont le roman Histoire du lion Personne conte le voyage d’un félin en 1788, du Sénégal à la Ménagerie royale de Versailles; on plonge aux origines bien plus lointaines de la langue française avec Pascal Quignard (Les larmes). Et l’on finit en 1918 par une épopée à travers l’Allemagne de Weimar vue par Antoine Rault (La danse des vivants). De savoureuses histoires entremêlées dans l’Histoire.

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