Crime organisé

De nuit comme de jour, le massacre est quotidien. Au Mexique, la guerre de la drogue débarque partout et sans prévenir.

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Qu’ils soient rivaux en affaires, témoins gênants, revendeurs endettés ou traîtres, des dizaines de milliers de personnes impliquées dans les cartels sont retrouvées mortes chaque année. A Ciudad Juarez, à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, la routine serait de presque 10 meurtres par jour.

Depuis peu, le gouvernement tente de lutter activement contre les narcotrafiquants mais les territoires occupés sont vastes et bien contrôlés, sans oublier la corruption, qui reste le plus grand obstacle. Les journalistes sont des cibles potentielles à chaque fois qu’ils tentent d’exercer leur métier : avertir et conscientiser le monde sur la réalité du quotidien dans ce pays. Sans la certitude de rentrer vivants chez eux, ils se considèrent comme des reporters de guerre. Effectivement, les gangs sont lourdement armés et très organisés, ce qui rend la tâche des forces de police et de l’armée extrêmement compliquée.

Le trafic de la drogue et l’argent qui en résulte ont profondément perturbé la vie politique sociale en place. Des tonnes de stupéfiants produites au Mexique sont exportées annuellement vers le premier pays consommateur, les Etats-Unis. Avec la fin des grands cartels colombiens dans les années 90, les anciens transporteurs mexicains se sont imposés comme les trafiquants les plus puissants du monde.

A l’image de l’excellente série Narcos qui cartonne sur Netflix, ce reportage est électrisant par son immersion au plus proche du danger. Les différents intervenants permettent de bien cerner les enjeux d’un tel trafic, dont on se demande s’il pourra être un jour démantelé, puisque c’est bel et bien une guerre qui se joue et une tâche d’huile qui s’étend redoutablement.

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