Gratuit mais à quel prix?

Arme de choix des publicitaires, le gratuit s’invite partout. Mais qui passe à la caisse?

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Qui paie quand c’est gratuit? Vous ne vous êtes probablement jamais posé la question en attrapant le pack 5+1 de yaourts ou en swipant sur cette nouvelle appli hyper-pratique et en téléchargement libre. Après tout, il n’y a pas de petit profit et cela ne vous regarde pas. Au contraire! La gratuité totale n’existe pas, à quelques exceptions près (air, rayons du soleil, vent…), il incombe donc toujours à quelqu’un de régler l’addition. Il arrive même que ce soit vous! Parfois de manière visible, via la publicité par exemple. En échange de l’utilisation d’un service, vous acceptez de visionner une ou plusieurs réclames. Vous ne payez donc pas en monnaie sonnante et trébuchante mais en échangeant un peu de votre “temps de cerveau disponible”.

Parfois, les fils sont beaucoup moins gros. Prenez les réseaux sociaux que vous utilisez. Gratuits à l’inscription, ils ne vous demandent que les frais liés à l’ordinateur et à la connexion Internet qui vous permettent de les atteindre. Mark Zuckerbeg et sa clique ne sont pas des pros de l’associatif pour autant. Chaque action que vous posez, chaque clic, chaque commentaire rédigé, chaque photo postée abreuve des réservoirs à “datas” (données) qui valent leur pesant d’or et qui, une fois revendus aux publicitaires, rempliront les coffres du site. Vous troquez donc un service contre quelques informations plus ou moins personnelles qui leur seront très utiles. Ces accords tacites sont devenus monnaie courante dans notre consommation quotidienne. France 5 a suivi les activités quotidiennes d’une famille pour scruter le gratuit et dénicher ce qui se trouve derrière cette étiquette si attirante.

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