Le mystère Enfield: Paranormal Activity

Inspiré de faits réels, un triptyque d’épouvante qui captive sans pour autant surprendre.

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Lévitation, hurlements, voix modifiées, vaisselle qui vient se briser contre les murs… En termes de paranormal, de nombreuses productions cinématographiques ou télévisuelles ont déjà largement fait le tour de la question. Et pourtant. Quarante-trois ans après L’exorciste, le public en redemande. Encore et toujours. Apparemment jamais lassé de ces plans clichés qui ne trouvent plus aujourd’hui d’originalité que dans l’efficacité de réalisations chiadées. Il va falloir s’en faire une raison: Le mystère Enfield va nous resservir les mêmes poncifs. Avec tout de même plus ou moins de brio, grâce notamment à la scénographie du Danois Kristoffer Nyholm, brillant réalisateur de The Killing.

Adaptée de This House Is Haunted: The True Story Of The Enfield Poltergeist de Guy Lyon Playfair – un livre jamais traduit en français, inspiré de faits survenus en Angleterre en 1977 -, cette mini-série proposée outre-Manche il y a plus d’un an évoque l’histoire de Janet Hodgson (incarnée par la très convaincante Eleanor Worthington-Cox). Une fillette aux portes de l’adolescence, témoin de plusieurs situations inexplicables et bientôt possédée par l’esprit maléfique d’un certain Joe. Alertés par ce cas, Maurice Grosse (Timothy Spall) et le journaliste Guy Playfair (l’auteur, ici interprété par Matthew Macfadyen vu dans MI-5) vont tenter de percer les phénomènes qui secouent ce foyer.

Bien que contestée au Royaume-Uni (la véritable Janet a en effet avoué avoir simulé quelques possessions), la fresque prend cette affaire au sérieux, en mettant clairement en scène des séquences fantastiques plutôt réussies, mais en passant également au peigne fin les dysfonctionnements de la famille au cœur de l’intrigue. De quoi fasciner sans doute les néophytes, sans pour autant emballer les vrais fanas du genre.

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