Crimson Peak réinvente le film de maisons hantées (vidéo)

La jeune Edith Cushing, hantée par la mort de sa mère, évolue dans une demeure gothique immense.

Crimson Peak - Del Toro - Cinema

Cela fait plusieurs années que Guillermo del Toro court après son chef-d’œuvre Le labyrinthe de Pan, conte horrifique sublime où plane le spectre du franquisme. Réalisant des œuvres à la griffe reconnaissable, mais se résumant à de belles coquilles vides (par exemple le blockbuster Pacific Rim). Mais le cinéaste mexicain hyperactif (la 4e saison de la série The Strain adaptée de son roman fantastique est dans le tube et il a une foule de projets sur le feu) fait ici un retour en fanfare avec Crimson Peak, réinventant avec une puissance évocatrice évidente le film de maison hantée. 

Le décor est planté: une demeure gothique immense aux escaliers imposants et tortueux traversant des murs sombres et d’inquiétants trompe-l’œil, filmée comme une entité vivante. Une esthétique sublime se dégage de ces tableaux pris sur le vif, piqués de références au giallo (film d’horreur italien sanglant des sixties), à la poésie fantastique de Cocteau ou encore à Shining. C’est dans cette demeure mystérieuse donc qu’échoue un jour la jeune Edith Cushing (on pense évidemment à Peter Cushing, figure symbole des grands standards d’horreur de la Hammer), hantée par la mort de sa mère, et entraînée malgré elle dans une romance à la fois bouleversante et mortifère. S’il ne livre pas son film le plus personnel, del Toro réussit pourtant à imposer son style et son amour des fantômes et des monstres à une machine hollywoodienne incapable de lui résister. 

 

 

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