Notre histoire est politique: Nicolas Sarkozy

Speedy Sarko

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Après Alain Juppé la semaine dernière, France 3 se tourne vers son principal rival à la primaire des Républicains. Nicolas Sarkozy, qui avait annoncé son retrait de la vie politique à l’issue de sa défaite en 2012, résistera-t-il au vent de la justice qui étudie ses (nombreuses) casseroles et à celui de l’antisarkozysme qui gonfle la popularité du maire de Bordeaux? Il en est bien capable, lui qui ne recule devant aucune audace, aucune trahison non plus, pour satisfaire une ambition politique qui ne l’a visiblement jamais quitté. Qu’est-ce qui fait marcher Tapie? se demandait la pub des années 80 à propos de l’homme d’affaires-chanteur-animateur-ministre-acteur. Qui est L’homme qui court plus vite sur son ombre? questionnent aujourd’hui Gérard Miller et Anaïs Feuillette dans un portrait de l’ancien président, centré sur son parcours politique. Il y a beaucoup à dire en effet sur Nicolas Sarkozy qui, quoi qu’on en pense, a indéniablement changé, en France, la manière de faire de la politique et de communiquer. Le hic, c’est que dès l’arrivée de ce bulldozer à la tête de l’État en 2007, les médias se sont attachés à lui tirer le portrait, analysant son énergie, son culte de la personnalité, son peu d’états d’âme, ses manières de cow-boy, sa force de conviction portée par un “parler vrai” parfois grossier mais souvent efficace. On peine donc à trouver dans ce documentaire, qui n’apporte rien de neuf, un véritable intérêt – si ce n’est, parfois, les commentaires de certains des intervenants invités à s’exprimer.  

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