Zoo, le cauchemar de Darwin

Pour beaucoup de fans de séries, Alias constituait l’étalon en matière de «n’importe quoi pseudo-scientifique». On a trouvé le nombre d’or: Zoo

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Cette saga basée sur le best-seller éponyme de James Patterson se fonde sur un pitch efficace: les animaux se révoltent et attaquent les humains. Et pas seulement les oiseaux (on a déjà eu droit à quelques «fines» allusions hitchockiennes)! Les lions, les léopards, les rats, les gorilles, les ours, même les gentils toutous ont la rage -globalement toutes les espèces télégéniquesy passent, on déplore toujours l’absence de limaces sanguinaires. Malgré des audiences qui ne cassaient pas une patte à un canard, CBS a reconduit la série cet été et même annoncé une saison 3. TF1, malgré, aussi, une adhésion mitigée du public, a suivi le mouvement. Pour le lancement, on retrouve les héros exactement où nous les avions laissés: dans les rues de Washington D.C., bloqués par un troupeau de bêbêtes patibulaires et sacrément ennuyés par la disparition de leur remède. Le ton sera donné d’emblée, les scènes d’attaques vont s’enchaîner, plus nombreuses et plus gore que la saison précédente (leur mollesse avait été reprochée au show). Cela reste toutefois tout à fait accessible aux âmes sensibles, programmation en prime time oblige. Sinon, durant ces 13 nouveaux épisodes, rien ne change: James Wolk, ex Mad Men, campe toujours un Jackson en panne de charisme, Chloé, jouée par la française Nora Arnedezer (vue dans Fiston) tire toujours son épingle du jeu, on s’énerve, toujours, à voir maltraîtées certaines excellentes idées et on est, toujours, priés de ne surtout pas chercher de cohérence dans le scénario. Reste la question: pourquoi une saison 2? Parce que, finalement, cela reste un bon divertissement. Et parce qu’Amazon a acheté les droits de diffusion à prix d’or. 

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