Thalassa: Génération Cousteau

France 3 revient, avec la petite-fille, sur ceux qui continuent le travail du commandant Cousteau.

 

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On l’appelait le Pacha, ou JYV, ou tout simplement le commandant Cousteau. Dans l’imaginaire collectif, il est cet homme au bonnet rouge, au visage maigre, qui, à bord de la Calypso, arpentait les flots et s’entichait des beautés aquatiques. Il était aussi une forme de pionnier qui, en apnée d’abord, puis avec son scaphandre autonome, va être l’un des premiers à faire du documentaire sous-marin. Le tout avec un boîtier étanche. Nous sommes dans les années 40. En 1956, avec Louis Malle, il termine un film qui fera un tumulte monstre: Le monde du silence. Il remporte la palme d’or et sa société de production, ”Les requins associés”, peut entrevoir de très beaux jours. Cousteau deviendra ce qu’on sait: un gars qui a l’image d’un des grands défenseurs de la nature du 20e siècle. Ce soir, Thalassa se penche sur les personnes qui “perpétuent l’esprit du capitaine de la Calypso”. C’est Céline Cousteau, sa petite-fille et fille de Jean-Michel, qui eut un long conflit avec son père, qui emmène l’émission. À 44 ans, elle creuse aussi le sillon du film à enjeu environnemental. En regardant l’émission, il sera toujours bon de se rappeler que Cousteau, longtemps la personnalité préférée des Français, n’était pas un homme au-dessus de tout reproche. Récemment (même si cela avait déjà été relevé il y a vingt ans), son film Le monde du silence a ressurgi sur les réseaux sociaux, et tout compte fait, on y a vu un docu plutôt fiction où l’on voit des hommes s’agripper à des tortues épuisées et abattre des bébés cachalots pour la caméra – c’était quand même pas idéal du point de vue écologique. S’il a réussi à faire découvrir la mer, critiqué les essais nucléaires, Cousteau restera aussi un homme d’affaires, qui avait vu dans la nature un bon moyen de faire du business audiovisuel.  

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