Emma, presque humaine

Flanqué d’une coéquipière androïde, notre Patrick Ridremont national débarque dans ce polar teinté de science-fiction.

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Fred Vitulo (Patrick Ridremont), commandant de la DPJ de Versailles, poursuit son petit bonhomme de chemin entre sa vie professionnelle et familiale. Très attaché à son équipe qu’il gère comme une famille, il n’apprécie guère l’arrivée d’Emma (Solène Hébert), la ravissante stagiaire qu’on lui impose. Cette dernière serait-elle le grain de sable qui vient gripper cette mécanique bien huilée? Pourtant, la nouvelle recrue, aux allures de mannequin, s’avère particulièrement zélée et efficace. Et n’a pas son pareil pour analyser en un éclair une scène de crime ou débiter tous les articles du code pénal. Mais qui se cache derrière cette étrange surdouée dont le comportement déshumanisé désarçonne l’équipe? Le commandant Vitulo et les téléspectateurs vont très vite l’apprendre. Emma est en fait un robot dernier cri mis en service pour épauler les enquêteurs. Chargé par les autorités policières de la former sur le terrain, Fred, très réticent au départ, va donc progressivement éveiller la machine à l’humanité. D’où la naissance de ce duo improbable qui bien sûr va se révéler complémentaire, l’un dans le rationnel et l’autre dans l’émotionnel.

Avec Emma, TF1 tente de renouveler les codes de la série policière et fait une incursion dans la S.F. Sans toutefois tomber dans les gadgets et les effets spéciaux. Les intrigues policières sont certes un peu faiblardes mais l’ensemble tient la route grâce à un Ridremont impeccable et une jeune Solène Hébert qui ne sombre pas dans la caricature appuyée de l’androïde. À quand la suite? Si les deux épisodes pilotes de ce soir séduisent, 8 autres pourraient suivre pour cette première saison. De son côté, Patrick Ridremont confirme qu’il est prêt à continuer l’aventure…

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