À la recherche du bonheur

Enfants de l’après-guerre, ils aspiraient à la paix et au bonheur. Mais ils ont aussi fait évoluer les mentalités…

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C’était un temps où tout semblait possible. La guerre était finie – pour toujours cette fois, du moins on l’espérait. Dans un Occident en reconstruction, Les enfants ””insouciants” du Baby-Boom représentent une part importante de la population. Plus de 30  %, en France. Cette nouvelle génération inaugure un concept qui aura des répercussions économiques importantes: l’argent de poche. Les enfants détiennent brusquement un pouvoir d’achat – un bouleversement sur le marché!

En grandissant, ces jeunes extraterrestres s’intéressent non seulement à ce qui se passe chez eux mais aussi à l’étranger. Il faut dire que depuis que la télévision a intégré la vie quotidienne, le monde s’offre à eux. Beaucoup de jeunes adultes développent un intérêt pour la politique. Leur credo? L’égalité et la paix. Malgré l’opposition parfois violente de leurs aînés, les baby boomers défilent dans les rues. Pour leurs droits (les femmes se mobilisent notamment pour pouvoir avorter en toute légalité). Et contre les guerres, comme celles que les USA mènent en Corée et surtout au Vietnam.

Beaucoup s’expriment à travers leur “look” et leur musique. Ils assistent à des festivals gratuits de grande ampleur. Le premier aura lieu à Monterey, en Californie. Celui qui a marqué l’Histoire à Woodstock. Le bonheur apparaît comme un droit. Un destin tout tracé ne les convainc pas? Ils voyagent, notamment en Asie, de festival en festival, à la rencontre de jeunes qui partagent les mêmes idéaux. Bien sûr tout cela était utopique. Bien sûr, le cynisme de la rentabilité les a rattrapés. Mais cette génération a énormément construit pour les suivantes, en termes de bien-être et de libertés. Cela valait bien un documentaire. En musique, cela va sans dire…

 

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