Bas les masques

Pour enrichir une collection de masques africains, il faut voyager… en Europe.

marchemasquesafricains1_arte

Du Sablon à Berlin en passant par le premier continent concerné, les experts sont formels: tous les masques importants ont quitté l’Afrique. Au mieux, en arpentant la savane durant plusieurs semaines, un passionné en trouverait-il un ou deux. Dans des cales ou des jets privés, les objets sacrés ont déserté leur lieu de création pour satisfaire le goût d’exotisme “chic” de l’Occident. Désincarnés, sans l’homme qui les fait danser ou le tissu qui les colore, les masques trônent dans les musées, galeries et collections privées. L’historien de l’art béninois Romuald Tchibozo et la politologue panafricaniste nigérienne Aissa Halidou interrogent le “regard blanc” qui a pris possession de ces traditions séculaires.

Sur le même sujet
Plus d'actualité