Muriel Robin, les rêves d’une grande

Laurent Delahousse débute une nouvelle saison d’Un jour, un destin avec Muriel Robin, l’artiste qui ne s’aimait pas.  

unjourundestin-murielrobin-5

Septembre 2013, Muriel Robin revenait au théâtre avec un nouveau one-woman show. Le public n’avait pas vu l’humoriste sur scène depuis huit ans. Cet événement récent se pose comme point de départ au récit d’une vie par Laurent Delahousse. Dans Muriel Robin revient tsoin tsoin, elle se racontait pour la première fois à ses fans. Ses rêves d’enfant, le magasin de chaussures de ses parents à Saint-Étienne, ses années au Conservatoire de Paris, le succès, ses frustrations de cinéma, la dépression, l’Alzheimer de sa mère, le burn-out, le spectacle l’exposait avec humour et émotion auprès d’un public conquis d’avance.

Un jour, un destin dessine un portrait respectueux de l’artiste révélant à peine plus, à peine moins que ce fameux spectacle. Muriel Robin voulait être une grande tragédienne, elle est devenue un grand clown, triste, en quête d’une reconnaissance maternelle et de celle de ses pairs, qui ne viendra qu’à l’international (un Emmy Award pour Marie Besnard, l’empoisonneuse). À la fin du film, ses proches confient qu’elle est une femme amoureuse et qu’elle a rencontré la bonne personne. Sans jamais nommer Anne Le Nen, Un jour, un destin ne dira rien de leur rencontre, ni comment cette femme, qui partage la vie de Muriel Robin depuis dix ans, a aidé et soutenu l’artiste populaire dans les drames qui ont traversé son existence. On est en droit de s’étonner de ce choix. L’émission a rarement autant fait l’impasse sur la vie sentimentale et la sexualité d’une de ses personnalités-sujets. Et ce ne sont ni les questions de Laurent Delahousse à Muriel Robin, ni ses réponses en plateau qui éclaireront le téléspectateur. À l’instar de son Tsoin, tsoin, Muriel Robin est une nouvelle fois mise à nu sans être full-frontal.  

Sur le même sujet
Plus d'actualité