Quand les créanciers s’intéressent aux musées…

L’art ou la rue?

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Quand il n’y a plus rien, il reste la culture. Cet adage d’esthète optimiste semble désormais partagé par les créanciers. En 2013, Détroit est officiellement en faillite. Il y a longtemps que Motorcity ne vrombit plus. La ville a perdu septante pour cent de sa population au cours des cinq dernières décennies. Le maire a été remplacé par un liquidateur judiciaire. En évaluant les actifs, ce dernier a vite eu envie de passer les portes du Detroit Institute of Arts pour apprécier les oeuvres à leur juste valeur. Christies estime que 8 milliards pourraient être obtenus de la vente de toiles de maître. Les retraités, menacés d’importantes coupes dans le revenu alloué par l’Etat, réclament la liquidation des Van Gogh, Titien et autres Van Eyck. Est-ce la seule solution? Des mécènes veillent.

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