Quand le Reich planait

Shootés pour mieux tuer.

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1939. Les Allemands envahissent la Pologne, à la vitesse de l’éclair. Les troupes du Reich semblent invincibles, avalant jusqu’à soixante kilomètres par jour. La Deuxième Guerre mondiale se dessine et une euphorie étrange s’empare des soldats. Normal, ils planent sur les terrains de combat, goinfrés à la Pervitin, un médicament pour « rester alerte », dixit son slogan, qui est en réalité de la métamphétamine. Une société allemande la commercialise depuis 1937 dans la population civile, qui la consomme en grande quantité. Cela n’échappe pas à un médecin de l’armée qui décide de la tester sur des groupes cibles. Rapidement, l’état-major décide pourtant d’en distribuer en avalanche. Dès 1940, trente millions de Pervitin viennent doper le mental des soldats, sur terre comme au ciel. Et saupoudrer leurs corps d’effets secondaires atroces. Les soldats deviennent accros. Le Prix Nobel de littérature Heinrich Böll a ainsi envoyé plusieurs lettres à ses proches pour qu’on lui envoie davantage de Pervitin. Elle peut induire, au-delà des symptômes d’addiction classiques (tremblement, sueur, sensation de manque) la psychose et le suicide. Monté sur un rythme (un peu trop) tambourinant, Les junkies d’Hitler creuse l’impact de ce que l’on surnommait le « chocolat des panzers » a eu sur le début de la guerre, avant de plonger dans les addictions du Führer lui-même, accro des piqûres aux opiacés forts.

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