Police (très) spéciale

Les équipes de Tout ça sont à nouveau opérationnelles. Direction Saint-Josse, sa vie, ses flics, son œuvre.

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Les émissions dont on attend toujours le retour avec impatience se comptent sur les doigts de peu de mains. Tout ça en fait évidemment partie, tant ses “personnages” possèdent ce don rare de changer à chaque épisode et, pourtant, de nous être instantanément familiers. Ce vendredi, le décor à lui seul est un argument: nous sommes à Saint-Josse, qui est à la fois la plus petite commune de Bruxelles (à peine plus d’un kilomètre carré), l’une des plus pauvres de Belgique (selon le revenu par habitant), la plus jeune (33 ans de moyenne) et la plus diversifiée du royaume en matière de cultures (quelque 150 nationalités représentées). C’est au cœur de l’un de ses services de police que Safia Kessas et son équipe ont décidé de s’installer. Non pas pour brosser le portrait socio-politique du lieu, mais bien pour nous montrer à quoi ressemble le quotidien de ceux qui, avec autant de rigueur et d’humanité que possible, le font tenir debout.

C’est l’histoire de trois flics, donc, qui s’occupent des mineurs et des familles, confrontés à des profils de tous âges qui transforment la pile de dossiers en très longues journées. Anne-Sophie est une femme de poigne, comme on dit. Pépé, lui, est un de ces hommes – un père séparé de son fiston – qui assume le fait de laisser ses propres émotions s’inviter aux négociations. Quant à Chris, il est jeune, mais il apprend, auscultant ses collègues avec une pointe de dérision. On s’y attache très vite. Comme d’habitude, on s’abstient de les juger pour se concentrer sur leur vécu, leur discours, leurs petites manies, leurs fiertés et leurs illusions. On les écoute et on les comprend, en assistant à la création, presque en temps réel, d’un tableau qui symbolise la société actuelle dans tous ses contrastes, où les faibles, les insoumis, les crapules et les gens bien se donnent la réplique. Tout ça… ressemble à aujourd’hui.

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