Odzala, parc extraordinaire

Tanguy Dumortier nous invite en plein cœur de l’autre Congo, dans une forêt tropicale luxuriante et menacée.

jardincongo4_rtbf

Des deux Congo, on prendra aujourd’hui celui dont on parle le moins, la République du Congo, grande comme dix fois la Belgique, dont une bonne partie du territoire appartient à la forêt tropicale, poumon vert essentiel pour la planète. Loin de Brazzaville, la capitale, quand on remonte au nord du pays, on tombe sur un parc national étonnant, entouré d’unités d’exploitation forestière. L’Unesco a accordé au parc d’Odzala-Kokoua une “valeur universelle exceptionnelle”, comme on 

dit, pour une volée de bonnes raisons. Environ onze sortes de primates s’y trouvent, à côté d’éléphants, d’hyènes mais aussi d’une forêt qui, fait rare, semble grignoter de l’espace sur la savane. Le tout avec des écosystèmes qui présentent l’avantage d’être encore relativement intacts.

Ce joyau aiguise, évidemment, les appétits des braconniers. Ainsi, les éléphants de forêt sont suivis à la trace par les gardiens du parc, qui déplorent que les estimations du nombre d’individus, autrefois de 9000, soient tombées à 6000. Dans un nouveau volet de sa série Afrique extraordinaire, Tanguy Dumortier promène dans ce parc de 13.000 km2 son intérêt pour la forêt tropicale du bassin du Congo et les menaces qui la saisissent. Pour mieux nous faire sentir la forêt et les cimes apparemment inaccessibles, il a décidé de les filmer avec des drones. L’émission en profite pour dénoncer un nouveau trafic juteux, au-delà de l’ivoire d’éléphant: la viande d’animaux sauvages, qui parvient désormais à s’échapper dans toute la région. Autre menace: c’est dans des écosystèmes comme à Odzala-Kokoua que des épidémies d’Ebola peuvent naître, même si ici, plus rien ne s’est déclenché depuis 2004.  

Sur le même sujet
Plus d'actualité