Femmes, femmes, femmes

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“On m’avait prédit que je serais accablée d’avoir 40 ans. On avait tort: je n’y ai pas pensé une seconde. On m’a dit, ensuite, que la cinquantaine me traumatiserait. Et là, ça a été pire que prévu!“. Marion, un peu ivre, se confie à une inconnue dont elle a surpris auparavant, sans le vouloir, les confidences à son psy. Deux femmes. Deux générations. Et les questionnements intimes et métaphysiques de Woody scrutant dans la figure féminine quelques réponses à ses angoisses existentielles sur l’amour, la vie et la tocante qui ne cesse de nous avancer vers le seuil fatidique. Mais cette fois, il remise l’homme de côté. Et esquisse le portrait d’une femme (sublime Gena Rowlands, passant sans ciller du cinéma nerveux et extrême de son mentor Cassavetes à celui plus classique de Woody) dont les manques sont peu à peu comblés par une autre. Il n’y a que chez Woody que l’on peut s’appeler Hope (“Espoir”), être enceinte et à la fois totalement désespérée! Un film superbe, trop peu connu d’Allen, qui sonne comme la plus belle des odes aux femmes. 

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