Formule 1: Grand Prix de Belgique

Ce dimanche à Francorchamps, Felipe Massa prendra son 242e départ en F1. Rencontre avec l’un des vétérans du peloton, qui pourrait bien truster le top 5 sur le toboggan ardennais.

isopix_22597647-013

Williams-Martini, votre équipe, semble sur la bonne voie pour monter sur le podium cette année. À Spa, peut-être?

FELIPE MASSA – Nous sommes effectivement en progrès constant. Et une piste rapide, avec de longues lignes droites, comme celle de Spa, nous convient effectivement très bien! Et puis Francorchamps reste le plus beau circuit du mode, et c’est toujours un régal d’y rouler. Nous ne battrons bien entendu pas les Mercedes de Rosberg et Hamilton, mais nous pouvons espérer les talonner de près!

Votre contre-performance en Hongrie et votre abandon en Allemagne vous ont valu de solides volées de bois vert. Après 14 années en tant que pilote de F1, vous êtes blindé contre les critiques?

F.M. – Disons que j’ai appris à relativiser. Mais ce genre de critiques confirme en tout cas l’adage qui court dans le paddock selon lequel vous ne valez que le dernier résultat que vous avez réalisé. Tout va trop vite! La F1 porte en elle un solide paradoxe: c’est un sport de vitesse, mais où il faut se donner le temps d’évoluer.

Vous avez eu la chance de cohabiter avec beaucoup de grands pilotes depuis le début de votre carrière en Formule 1. Quels rapports entretenez-vous aujourd’hui avec votre équipier Valtteri Bottas?

F.M. – On travaille extrêmement bien ensemble avec Valtteri. On ramène de bons résultats à l’équipe, on échange constamment sur ce que l’on peut améliorer. Le team n’a clairement pas à se plaindre de sa paire de pilotes! Avoir une bonne relation de travail avec son coéquipier est primordial en Formule 1. Valtteri a prouvé son talent ces dernières années, mais c’est aussi un gros bosseur. En ce qui concerne mes précédents équipiers, j’ai beaucoup progressé aux côtés de Michael Schumacher ou de Fernando Alonso.

Quels sont vos plus beaux souvenirs en F1 jusqu’à aujourd’hui ?

F.M. – Mon plus beau moment reste indubitablement ma saison 2008, et la lutte pour le titre mondial. J’ai également connu une autre année assez incroyable: 2006! Avec mes débuts chez Ferrari aux côtés de Michael Schumacher, la première victoire de ma carrière, en Turquie. Et, celle du Brésil, à la maison et devant ma famille, a également été très spéciale pour moi. J’adorerais encore remporter une course avant de raccrocher mon casque… Le plus tard possible, cela dit!  

Sur le même sujet
Plus d'actualité