Tomorrowland, nouveau Woodstock?

Ils seront des milliers à Boone ce week-end, pour célébrer l’électro. Derrière le festival c’est une jeunesse mue par un idéal peace & love remixé qui entre dans la danse. Plug diffuse l’album souvenir de 2015.

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C’est excitant de penser que chaque année, 200.000 jeunes et fans de musique venus du monde entier seront à nouveau réunis pour célébrer la vie à travers la force unificatrice de la musique. Travaillons tous ensemble pour la dignité de tous et que la jeunesse prenne les commandes.” Les paroles d’un organisateur ravi d’avoir vendu ses 90.000 tickets “belges” en moins d’une heure? Pas du tout! C’est le secrétaire général des Nations Unies qui a prononcé ces mots. Lors de son séjour en Belgique en 2015, Ban Ki-moon avait rencontré le roi, des membres du Parlement européen… et les organisateurs de la Grande Messe de l’électro. Au moment d’offrir une plaque gravée au peuple de Tomorrow, le diplomate avait ajouté: “Le festival symbolise les valeurs qui sont chères aux Nations Unies: la dignité, le respect, la diversité et la solidarité”.

Un participant qui a entendu la génération précédente lui rabâcher les oreilles avec Woodstock en est persuadé: désormais, c’est au pays de demain qu’il faut chercher la paix, l’amour et l’espoir. Et c’est cet angle de la communion universelle qui est choisi tout au long du documentaire qui revendique d’ailleurs une écriture “dans la langue de l’amitié”.

Tomorrowland est une utopie, un monde merveilleux où l’on aimerait vivre toujours” explique un participant de la première édition brésilienne de la manifestation. Un événement tellement attendu qu’un duo de Colombiens, croisé dans les allées, a passé cinq mois sur les routes, parcourant 4.000 kilomètres, dormant sur les parvis d’église et dans les abribus. Tout ça pour avoir la chance de se joindre à la foule en transe, aux drapeaux venus du monde entier ainsi qu’aux elfes, au livre de la sagesse et à la communauté qui se revendique peuple de Tomorrow. Une jeune femme n’hésite pas à affirmer devant la caméra que Tomorrowland a changé sa vie.

L’impression semble partagée du côté des artistes qui laissent échapper pas mal de gros mots au sortir de scène, comme si le vocabulaire standard ne contenait aucun terme assez puissant pour décrire l’expérience vécue quelques minutes plus tôt. Les habitués comme David Guetta croisent les nouveaux héros belges Dimitri Vegas & Like Mike ou encore M.I.K.E Push ou Steve Aoki. Un compte-rendu de l’édition 2015 sous forme de belle promotion d’un petit festival local belge devenu géant planétaire, terrain de jeu inspiré des contes de fées pour les optimistes contemporains. 

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