Psyché Belgique

Marc Ysaye raconte l’escapade belge de Pink Floyd. Passionnant, évidemment.

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A la fin des années 60, Pink Floyd n’a pas encore pondu les albums mythiques qui feront sa renommée, et ses concerts n’étalent pas encore les moyens techniques qui transformeront l’histoire des concerts rock. Le groupe entame à peine ses expérimentations sonores en lâchant le déroutant The Piper At The Gates Of Down, épopée psychédélique pleine de fausse nonchalance et dotée d’une maîtrise musicale qui ne sera définitivement adulée que plus tard. La drogue leur sert de guide. Syd Barrett tient encore le coup, mais pas pour longtemps: on est en 1967, et le chanteur s’apprête déjà à quitter le navire, écarté par un groupe qui sent la folie l’envahir.

C’est la raison pour laquelle Barrett n’est pas à Bruxelles en 1968, lorsque Pink Floyd arrive dans notre capitale avec une réputation pour le moins sulfureuse dans ses valises. Les gaillards sont interdits de concert à gauche à droite: curieusement, l’époque n’est pas si tolérante que ça envers ceux qui carburent aux substances illicites. Mais la RTBF se montre moins frileuse, ouvrant ses studios au déglingué band british. Roger Waters, David Gilmour, Rick Wright et Nick Mason vont y enregistrer des clips promotionnels de titres comme See Emily Play ou Apples And Oranges. La même année, en février, c’est sur le plateau du Heysel que Pink Floyd débarque, le temps d’un tournage qui verra notamment naître le clip de Paint Box, où l’on distingue clairement l’Atomium en toile de fond.

Une excursion belge à laquelle il faut ajouter pas moins de 16 concerts entre 1968 et 1969 (au Théâtre 140 et au Cheetah Club bruxellois, ou encore au mémorable festival d’Amougies). Pas de doute: cette histoire-là méritait d’être racontée. C’est évidemment Marc Ysaye qui s’y colle, lui qui connaît le Floyd comme sa poche et, quand il en parle, prend la voix d’un gourou que l’on suivrait partout.  

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