The Night of, série majuscule

Co-signée par un Oscarisé, cette adaptation d’une série britannique fascine dès ses premiers instants.

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Sur le papier, tout est là pour plaire. Qu’on se rassure immédiatement: dans les faits, The Night of assure. Et convainc dès les premières minutes. Mais on se refuse à vous dévoiler les détails du postulat de départ, tant il est préférable pour le téléspectateur de se laisser embarquer dans ce qui s’avère être une lente et « savoureuse » descente aux enfers qui vaut largement la peine d’être découverte. Tout juste peut-on préciser, pour situer, que cette série est inspirée par Criminal Justice, un format anglais diffusé là-bas en 2008. Et que cette transposition américaine reprend dans les grandes lignes l’histoire de son aîné. À savoir, celle d’un jeune homme arrêté pour le meurtre d’une fille qu’il venait à peine de rencontrer.

À la différence de son homologue british, qui mettait en scène un présumé meurtrier caucasien, cette adaptation introduit dans le rôle du criminel un américano-Pakistanais, Nasir Khan (Rizwan Ahmed, Four Lions), fils d’un conducteur de taxi. À New York, le lieu de l’action, une majorité de chauffeurs sont en effet de cette origine. De quoi permettre ici aussi de rebondir sur les tensions raciales qui existent toujours entre les différentes communautés. Peu après son arrestation, « Nas » va être pris en charge par Jack Stone, un avocat à l’apparence fatiguée. Interprété aujourd’hui par John Turturro (O Brother), ce protagoniste aurait dû être à la base joué par le regretté James Gandolfini (Les Soprano), d’ailleurs encore crédité au générique en tant que producteur exécutif. Un premier pilote avait même été tourné en sa compagnie. Bouclé en huit épisodes, le feuilleton est en outre signé par Richard Price (Sur écoute) et surtout Steven Zaillian, réalisateur de ces chapitres et ancien scénariste oscarisé de La liste de Schindler. On applaudit sans aucune réserve.

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