Mission Impossible : Rogue Nation

Rythmé, musclé et drôle, le cinquième volet de Mission: impossible est une bombe

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James Bond s’essouffle. Daniel Craig ne s’amuse plus à faire semblant de tomber devant des fonds verts figurant, une fois le film monté, un immeuble qui s’écroule sur lui. Le plus célèbre agent de la planète a donc démissionné et les paris s’envolent aujourd’hui sur la Toile concernant le nom de son successeur dans le smoking de 007.

Profitant du coup de mou de l’espion de Sa Majesté et excités par la place à prendre et la perspective de billets verts pour des producteurs hollywoodiens aux dents longues, nombre d’agents secrets, comme les très spéciaux d’U.N.C.L.E. ou encore le déjanté Galahad de l’agence d’élite Kingsman (incarné par le très fringuant Colin Firth) se sont engouffrés sur les grands écrans depuis l’année dernière, histoire de détrôner enfin la créature de Fleming des premières places du box-office. Et à ce jeu, un seul semble suffisamment costaud pour y parvenir. Son nom? Hunt, Ethan Hunt, héros de la saga Mission: impossible, incarné déjà à cinq reprises par Tom Cruise, au point de se confondre avec l’acteur.

 

« Si je prends du plaisir, si je me donne à 200% et que je m’éclate comme un grand gosse, aucun doute que le public suivra, car il a besoin de divertissement ». Paroles d’un homme obsédé par le contrôle, et dont on doute ensuite des capacités mentales, à le voir agrippé sans doublure à mains nues à un avion en plein décollage pour le prologue du formidable Mission: impossible, Rogue Nation. Scène qu’il a tournée… huit fois de suite par souci de véracité!
Fou, Tom Cruise? Un peu, sûrement, mais il a la tête bien placée sur les épaules, une conscience aigüe du monde qui nous entoure et de son art, le cinéma.

Patron sans partage de la saga, il mène cette dernière sur les rails du pur divertissement. Mais avec une exigence de qualité quasi-démentielle. Ce cinquième épisode n’échappe pas à la règle. L’action s’enchaîne, quasi jamais vue ailleurs, des ailes d’un avion, au combat à mains nues dans les machineries de l’Opéra de Vienne, à l’immense cuve d’eau où Hunt plonge en apnée. Film old fashion découpé comme une BD passionnante, Rogue nation déroule son énergie avec une insolente impression de facilité et de maîtrise.

Et si ce n’était que l’action: les emprunts à La Mort aux trousses d’Hitchcock sont savoureux, l’humour jouant sur les couacs de la technologie et du corps vieillissant de Cruise, au poil. Et sa partenaire (Rebecca Ferguson de la série Hercule), joue bien plus que les utilités. De la bombe, qu’on vous dit!

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