Les revenus de la Pottermania

Plus fort que l'alchimiste Nicolas Flamel, Harry Potter semble capable de tout transformer en or. Coûte que coûte se penche sur ce business magique.

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Pour Patrick Laurent, journaliste ciné interrogé sur le succès de la saga, Harry Potter est « un conte de fées modernisé » dans lequel on trouve une nouvelle version de Cendrillon (un orphelin élevé par une famille acariâtre), entouré de personnages fantastiques, tel un ogre, auxquels s’ajoutent des superpouvoirs dans l’air du temps. Harry Potter c’est aussi l’histoire d’un manuscrit refusé par une dizaine d’éditeurs avant de devenir une marque que l’équipe de Coûte que coûte évalue à plus de dix milliards d’euros. Entre les livres vendus par centaines de millions, les produits dérivés (des baguettes en résine aux bonbons saveur « vomi »), les parcs à thème, la pièce londonienne dont les tickets s’arrachent et les films (qui ont engrangé plus de 7 milliards de dollars), l’univers de Poudlard a envoûté les consommateurs. Et Warner surveille sa franchise de près, y compris en verrouillant sa communication et en limitant l’accès aux informations comme aux images.

Coûte que coûte esquive cette malédiction qui aurait pu tuer le reportage dans l’œuf, et part à la rencontre des fans belges. De chambre décorée d’un balai en match de quidditch et conventions où l’autographe se négocie plusieurs dizaines d’euros, on effleure l’envers du business. Deux semaines avant l’ouverture de l’exposition au Palais 12, le reportage s’invite dans les coulisses de l’événement ultra-calibré y compris lors du casting organisé pour recruter le personnel qui aiguillera les moldus entre la salle du Choixpeau et la forêt interdite. Cinq mois avant le démarrage, 100.000 tickets avaient déjà été vendus. Dans un déluge de chiffres plus étourdissants les uns que les autres, le reportage annonce un colossal 250.000 entrées – la fréquentation requise pour que l’événement soit rentable.

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