Leave or remain

Pourquoi et comment l’Europe pourrait-elle continuer sans les British? Le point, avant un possible Brexit.

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Les Britanniques et l’Europe, c’est un peu « Je t’aime, moi non plus ». En 1957, la Communauté économique européenne leur ouvre les pages de son traité de Rome fraîchement signé et essuie un refus. En 1963 puis en 1967, c’est au tour du Royaume-Uni de faire des avances à la CEE (Communauté économique européenne). De Gaulle lui claque un « non ». Finalement accepté en 1973, le ralliement britannique se distingue par son engagement en demi-teinte: Margaret Thatcher ne tarde pas à demander un rabais de la participation de son pays au budget européen (c’est le fameux « I want my money back »), qu’elle obtiendra en 1984. Et en 1999, pas question d’entrer dans la zone euro. Bref, les relations sont complexes. Et aboutissent aujourd’hui à l’éventualité d’une séparation. Une option proposée aux Britanniques qui, le 23 juin prochain, se prononceront par référendum sur leur volonté de rester ou non dans l’Europe.

Quelles seraient les conséquences d’un Brexit? Que dit ce débat du Royaume-Uni d’aujourd’hui? Vox Pop est allé tâter le terrain auprès de la population, extrêmement partagée sur le sujet, et s’est interrogé sur les motivations des financeurs du « non », de riches entrepreneurs que les règles de l’UE n’arrangent pas vraiment – spéculer sans entraves est leur credo, leur destination fétiche: les paradis fiscaux. Face aux eurosceptiques, Jeremy Browne, représentant de la City à Bruxelles et libéral pro-européen, milite quant à lui pour une mise en commun des atouts du continent – notamment la Bourse londonienne. Pas sûr que cela convainque ses concitoyens, plus à cran depuis la crise migratoire. Pour mesurer l’ampleur du débat, revenez sur Arte mardi: entre portrait du Royaume-Uni et analyse des conséquences économiques et sociales d’un Brexit, le Thema de la semaine éclaire les enjeux britanniques et européens du vote à venir.

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