James Purefoy: heu-reux

Après The Following, le comédien incarne Hap dans une série déjantée, sombre et grinçante, aux côtés de Christina Hendricks et Michael K. Williams. Interview…

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Il a l’accent chantant de son Taunton natal (au sud de l’Angleterre) et la passion dans la voix. Après avoir joué un psychopathe glaçant dans The Following, James Purefoy incarne un crève-la-faim dans le Texas des années 80…

Hap & Leonard est un projet qui semble vous tenir particulièrement à cœur…

JAMES PUREFOY – C’est Michael K. Williams (Leonard – NDLR), avec qui j’avais déjà travaillé, qui m’a proposé de me joindre au casting. J’ai lu cette adaptation des romans éponymes et j’ai tout de suite été séduit. L’histoire est incroyable: au Texas, dans les années 80, deux amis décident de retrouver l’argent perdu au fond d’un lac. Sauf qu’ils ne sont pas doués et qu’ils ne s’entourent pas des personnes les plus adaptées pour cette entreprise… Les choses ne vont donc pas se dérouler comme espéré…

Vous affirmez pouvoir vous identifier au personnage de Hap. En quoi?

J.P. – Hap vient du sud des USA. Il travaille dans des conditions très difficiles aux champs – quand il trouve du travail – et dans un climat vraiment pénible. Le tout pour un salaire de misère. C’est une réalité que j’ai fréquentée, dans ma région natale. Des mecs comme Hap et Leonard, j’en ai rencontré énormément.

Beaucoup estiment que la série porte en filigrane un message de tolérance…

J.P. – Leonard est Noir et homosexuel. Une double raison d’être maltraité dans le Texas des années 80. Mais ce sont des détails dont Hap se fiche complètement. Il n’est pas influencé par le qu’en-dira-t-on. Et les rares fois où il constate de l’intolérance envers son ami, il réaffirme son attachement à Leonard. En réalité, ni la couleur de peau ni l’orientation sexuelle de Leonard n’ont de l’importance. Ni pour les personnages, ni pour les scénaristes. Rien dans l’histoire n’est déterminé par ces caractéristiques de Leonard. Il est un être humain avec ses qualités et ses défauts, au même titre que tout un chacun. Je trouve cette approche très saine, que cela soit dans la fiction ou la vie réelle!

Vous avez affirmé que ce qui rend votre personnage cool, c’est qu’il ne l’est pas du tout. Mais encore?

J.P. – Non, ils ne sont pas cool. Ils sont extrêmement vrais, réels. Ils n’essaient pas d’être intéressants ou exceptionnels. Pour moi, les personnes les plus cool sont celles qui n’essaient pas de l’être. J’ajouterais même que, si vous pensez être cool, vous ne l’êtes clairement pas…

Hap est extrêmement humain. Rien à voir avec Joe Carroll, votre personnage dans The Following!

J.P. – En effet, ce sont deux opposés. Et tant mieux: c’est ce qui est intéressant dans le travail d’acteur. J’aime pouvoir changer du tout au tout et incarner des personnages très différents. J’ai la chance qu’on me propose énormément de rôles intéressants. Aux USA, qui est plus est! A mon sens, c’est une très belle manière d’exercer le métier de comédien. Je ne peux vraiment pas me plaindre. (Rire.) 

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