Les Devious Maids, presque bonnes

Une suite prudente qui cherche à se renouveler en préservant les fans de la première heure.

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Il n’a sans doute pas oublié cette dure leçon. Porté aux nues après le succès de la première saison de Desperate Housewives, Marc Cherry – son concepteur – avait fait le choix d’assombrir le ton de sa deuxième année dans l’idée de renouveler son feuilleton. Cet écart ne lui a pas été fatal, puisque la comédie dramatique s’est étalée sur six salves supplémentaires jusqu’en 2012. Mais ce changement de braquet lui avait valu de nombreuses critiques, le plus souvent acerbes. Pas question donc de reproduire la même erreur avec Devious Maids, sa dernière création en date (un quatrième round démarre d’ailleurs demain outre-Atlantique), adaptée d’une telenovela mexicaine. Dans cette suite inédite de 2014, le scénariste – qui signe le premier chapitre – prend des gants. Si quelques personnages voient leur quotidien (gentiment) bouleversé, pas question de toucher au concept initial. Les péripéties de ces « femmes de ménage sournoises » restent ainsi au cœur de la mécanique.

Trois mois après la résolution du meurtre de Flora, l’une de leurs copines, Marisol (Ana Ortiz) et Carmen (Roselyn Sanchez) jouent dans la cour des grands. La première vient de rencontrer l’homme de ses rêves (Mark Deklin) et projette déjà de se marier, tandis que la seconde va épouser Alejandro (Matt Cedeño), un chanteur dont elle couvre l’homosexualité dans l’espoir de percer elle-même dans la musique. Rosie (Dania Ramirez), leur amie, craint toujours d’être déportée, après avoir succombé au charme de son boss (Grant Show). Enfin, Zoila (Judy Reyes) peine à renouer avec sa fille Valentina (Edy Ganem) après s’être mêlée de sa vie intime. Réalisé par Eva Longoria, l’épisode de reprise trouve ainsi un juste équilibre en préservant ses fondamentaux et en ajoutant ici ou là des nouveautés bienvenues. De bon augure.

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