Un mort bien vivant

Pour son chant du cygne, le soap américain abat toutes ses cartes. Quitte à déstabiliser.

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Surprise! Pendant trois ans, Amanda Clarke (Emily VanCamp) – planquée sous les traits d’Emily Thorne – a cherché à venger son père qu’elle croyait assassiné par la famille Grayson. C’était sous-estimer la perfidie des scénaristes qui ont ressuscité son papounet, incarné par James Tupper, dans les tout derniers instants de la saison 3. Mais pourquoi un tel revirement alors que le créateur de la série, Mike Kelley, avait juré à l’actrice principale que David Clarke ne ressurgirait jamais? Tout simplement parce que le concepteur a quitté la production au bout de la deuxième fournée. Dès lors, Sunil Nayar (son remplaçant) s’est senti pousser des ailes et a renié la promesse faite par son prédécesseur. « Quand bien même les efforts d’Emily n’ont servi à rien, se console la comédienne, Conrad et Victoria Grayson ont bel et bien ruiné son existence. Que son papa soit toujours en vie rend cette situation encore plus injuste. » Sans compter que Aiden (Barry Sloane), le fiancé de l’héroïne, a été fraîchement tué…

On l’aura compris: l’un des intérêts de ces inédits réside dans la réapparition de celui qu’on pensait mort. Comment sa fille, qui en avait pourtant fait son deuil, va-t-elle réagir? Tandis que Victoria (Madeleine Stowe) croupit dans un asile psychiatrique – elle qui a découvert la véritable identité de sa rivale -, de nouveaux arrivants vont venir pimenter l’intrigue. Comme Ben (Brian Hallisay), un policier qui va tenter de laver le nom de Jack (Nick Wechsler), l’ami/amoureux d’enfance d’Amanda, accusé à tort de kidnapping. Que les aficionados de la première heure soient rassurés, cette ultime ligne droite proposera une conclusion véritablement satisfaisante à cette histoire dont les fondements avaient été inspirés par Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas.

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