Born this way

Le titre de Lady Gaga, chanté lors du concert, pourrait être la devise du docu, de la série - et de ses fans.

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Petit flashback. En 2011, année de production du documentaire, la série Glee, qui suit une chorale de lycéens pas très populaires, est un véritable phénomène. Après une très belle deuxième saison, les comédiens-chanteurs se lancent dans une tournée. Glee! On Tour mêle captation du concert face à une salle comble dans le New Jersey et ambiances de coulisses. N’espérez pas découvrir l’envers du décor. Vous ne saurez pas si Chris Colfer alias Kurt est aussi accro aux miroirs dans la vraie vie ou si Lea Michele qui joue Rachel est réellement fanatique de Barbra Streisand. Tous restent dans leur personnage jusqu’au bout des ongles, histoire de rythmer la performance de clins d’œil entre deux tableaux chantés.

Les fans venus en masse sont le troisième axe de ce melting-pot audiovisuel. Filmés par la documentariste Jennifer Arnold, ils témoignent de cette Gleemania qui a envahi les Etats-Unis et le monde. Fous de Finn, Brittany, Artie, Quinn ou Mercedes, la plupart s’accordent à dire que Glee a changé leur vie. Ils se signent fièrement d’un « L » sur le front – ce « L » de loser, arme de destruction massive des lycées, devenu symbole du show et d’une adolescence qui s’assume.

Le message est clair: Glee a redonné le sourire à ceux qui se sentaient nuls ou isolés au lycée, mais qui ont « une étincelle au fond des yeux » comme dirait Katy Perry dans Fireworks, titre repris durant le set. Pour le prouver, on nous sort l’artillerie lourde avec des fans qui frisent la caricature: Josey, une gamine aux cheveux roses mêlant syndrome d’Asperger et surpoids, Trenton sorti du placard malgré lui quand son journal intime a circulé dans l’école, et Janae, pom-pom girl naine qui se prépare pour le bal de promo. Bienvenue dans Glee.

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