Madam Secretary, une démocrate républicaine

Téa Leoni revient sur le petit écran dans un rôle politique plutôt convaincant.

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C’est toujours l’interrogation aux États-Unis quand une nouvelle fiction politique est lancée: sous quelle étiquette se cachent les personnages principaux? Mais la plupart du temps, pas question de cliver. À quelques exceptions près (comme A la Maison Blanche où le président joué par Martin Sheen s’affichait démocrate), les scénaristes préfèrent évacuer cette problématique pour être le plus rassembleurs possible. Ainsi Barbara Hall, la créatrice de Madam Secretary, refuse de donner une couleur à son héroïne, même si elle reconnaît bien volontiers qu’elle a été conseillée dans l’élaboration de la série par Madeleine Albright – une démocrate qui fut la première femme secrétaire d’État des USA entre 1997 et 2001 sous Bill Clinton, et qui fait d’ailleurs une apparition dans la saison 2.

Elizabeth McCord, la nouvelle secrétaire d’État (l’équivalent de notre ministre des Affaires étrangères) qu’incarne Téa Leoni (Deep Impact), est donc neutre, et ne s’inspire pas non plus de Hillary Clinton, qui avait quitté ce poste en janvier 2013, un an et demi avant le lancement de cette production outre-Atlantique. La protagoniste – une ancienne de la CIA appelée à exercer cette fonction après le décès de son prédécesseur – apparaît d’ailleurs également sous un autre angle. Quand elle ne cherche pas à résoudre les conflits internationaux, il lui faut en effet désamorcer les petits soucis du quotidien qu’elle peut rencontrer avec son mari (Tim Daly, Private Practice) et leurs trois enfants. Encore en cours de réalisation – une troisième saison est attendue là-bas pour la rentrée -, le feuilleton peine à prendre ses marques, passé un pilote convaincant. Mais pour peu qu’on lui laisse sa chance, il devient rapidement plaisant.

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