Madrid vainqueur

L'Atlético contre le Real: le remake de la finale de 2014 aura le goût inévitable de la revanche, apothéose d'une incroyable "Ligue des Espagnols".

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Les saisons passent et certains aficionados du ballon rond n’en démordent pas: le seul championnat européen digne de ce nom, c’est celui d’Angleterre. Sauf que la Ligue des Champions, elle, semble préférer le football… ibérique. La preuve saute aux yeux: pour la troisième année consécutive, ce sont des Espagnols qui vont remporter la plus prestigieuse des compétitions européennes interclubs. Après le Real de Madrid en 2014 et le FC Barcelone en 2015, le titre reviendra cette année à l’Atlético ou au Real, qui s’étaient déjà regardés droit dans les crampons il y a deux ans, quasi jour pour jour. Un remake, donc. Et une revanche, surtout, pour les hommes de Diego Simeone, qui s’étaient vu infliger un très amer 4-1 lors de l’affrontement précédent, au terme d’un match dont ils se souviendront toute leur vie. Petit rappel des faits: ils gagnaient 1-0 jusqu’à la 93e minute, avant que Ramos ne réussisse à envoyer le Real en prolongations, permettant à Bale, Marcelo puis Ronaldo d’achever le boulot face à notre Thibaut Courtois assailli de toutes parts…

Les champions du gazon sont donc madrilènes. Après avoir respectivement écarté Manchester City et le Bayern de Munich, le Real et l’Atlético ont rendez-vous ce samedi soir dans le stade bouillonnant Giuseppe-Meazza, plus connu sous le nom de San Siro, à Milan, qui n’avait plus accueilli de finale européenne depuis 2001. Si on était chauvin, on aimerait que l’Atlético prenne le dessus, diablement séduits par le jeu de son milieu de terrain nommé Carrasco. Mais à bien y regarder, le joueur belge n’est qu’un artiste parmi beaucoup d’autres dans ce duel en forme de Prado footballistique. Il y aura des stars sur chaque recoin de la pelouse, et elles seront même libérées d’un sacré poids: dans le championnat espagnol, c’est finalement le Barça qui a triomphé, tandis que la Coupe du Roi a vu s’affronter ce même Barcelone face à Séville. Autrement dit: c’est au tour de Madrid de briller. Madrid veut un titre et Madrid aura un titre. Pour montrer définitivement aux Anglais que, désormais, c’est sous son soleil que le football trouve son juste équilibre entre les budgets, la formation maison des joueurs, le renouvellement des effectifs, la vision à long terme, la confiance envers les entraîneurs et, surtout, le beau jeu. Ne dites plus « so british », mais « so iberic ».

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