Pauvre France

À un an des élections présidentielles, L'angle éco brosse le portrait d'un pays qui connaît trop la crise.

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Ils sont loin les jolis slogans de campagne: « Le changement, c’est maintenant » ou la fameuse « France forte ». Ceux qui sont nés sous le signe de l’Hexagone n’ont rien vu de tout cela. Au contraire: la nation a perdu de sa splendeur aussi bien économiquement que socialement, en s’éloignant toujours un peu plus de ses valeurs ancestrales: la liberté, l’égalité et la fraternité. En mai 2017, la France changera (plus que probablement) de président. Il lui reste donc une année pour s’accrocher, même si le temps va paraître long pour certains. On dit bien « pour certains », car c’est justement le thème abordé par L’angle éco de France 2: l’inéluctable « fracture sociale » reste l’un des noirs dessins tracés par l’époque moderne. Et plus les années passent, plus ses traits s’assombrissent.

Les riches vont bien, merci pour eux: il y a plus de deux millions de millionnaires sur le sol français. Les classes moyennes, elles, rigolent moins, angoissées face à la perspective du « déclassement ». Quant aux pauvres, ce n’est pas un scoop: ils sont toujours plus pauvres, alors qu’on leur avait promis que le fossé cesserait de se creuser, que le chômage se résorberait (un peu), et que les salaires ou les allocations leur permettraient de sortir la tête de l’eau.

A la dérive, le bateau France ne se noie pas encore, mais il tangue avec force. Le magazine présenté par François Lenglet ne se contente évidemment pas d’en faire le constat: il aborde aussi des bribes de solutions, tout en comparant avec d’autres nations: en Angleterre, on assume les inégalités… Au Brésil ou au Canada, on a réussi à les réduire, preuve que c’est jouable. Fil conducteur de la réflexion: le rude combat « entre la génération sacrifiée et la génération dorée », résume le présentateur. Ou quand la fameuse génération Y doit désormais tout repenser de A à Z.

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