Roland-Garros: Djokovic, enfin?

Malgré trois finales perdues à Paris, le joueur serbe de vingt-huit ans, imbattable cette saison, est désigné par tous comme le grand favori de cette édition.

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A l’aube d’un été 2016 qui s’annonce particulièrement riche sur le plan sportif (Euro de football, Tour de France et Jeux olympiques entre autres), Roland-Garros, avec son demi-million de visiteurs, sera au cœur de toutes les attentions dès ce week-end.

Suiveurs et bookmakers sont unanimes: ce sera l’année de Novak Djokovic. Fraîchement vainqueur du tournoi préparatif de Madrid, le Serbe, qui n’a perdu… qu’une fois cette saison et dont le palmarès devient simplement incroyable (5 titres en 2016, 64 dans sa carrière), entend bien remporter le seul tournoi du grand chelem qui manque encore à son tableau de chasse. Les autres? Si Rafael Nadal, nonuple vainqueur de l’épreuve, n’est plus tout à fait le roi de la terre battue, sa récente victoire à Barcelone prouve qu’il a plus que de beaux restes. Un bon plus pour sa confiance. Derrière, la discrétion d’un Roger Federer peut aussi témoigner d’une certaine fraîcheur, alors que les locaux Jo-Wilfried Tsonga, 7e mondial, voire même Gaël Monfils peuvent surprendre. Au niveau belge, David Goffin semble bien en mesure de faire mieux que son mémorable huitième de finale en 2012.

Comme souvent, le tableau des dames est de son côté marqué par plus d’ouverture. Que Serena Williams, l’année de ses trente-cinq ans, soit considérée comme la grande favorite pour un quatrième sacre, confirme que le tennis féminin traverse une phase de transition. L’occasion de garder un œil sur In The French, un docu sur les mutations de la discipline, diffusé en guise d’apéro ce samedi.

Avec une dotation globale gonflée à trente-deux millions d’euros (14 % de mieux qu’en 2015!), Roland-Garros ne connaît pas la crise. Son souci cette année, outre la sécurité on l’imagine, sera surtout de faire face à d’importants travaux de rénovation et de composer avec trois courts de moins que d’habitude: les organisateurs prient déjà pour une météo clémente! Ces derniers ont par ailleurs promis d’être attentifs sur les risques de matchs truqués – un fléau encore plus grand que le dopage pour le tennis. Mais comme a bien fait de l’indiquer il y a quelques jours Guy Forget, directeur du tournoi, « qu’importe l’argent mis sur une table, Roland-Garros vaut avant tout pour son prestige. Et en cela, il reste intouchable ».

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