Le film du jour: La loi du marché

Un emploi sur mesure

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Pour sa troisième collaboration avec Stéphane Brizé (après Mademoiselle Chambon et Quelques heures de printemps), Vincent Lindon a décroché un de ses plus beaux emplois: celui d’un homme qui, paradoxalement, n’en a pas. Et qui, face à l’absurdité tragique d’un monde du travail qui oublie l’humain, refusera de courber l’échine lorsqu’il aura retrouvé du boulot. « Ce film est parti d’un sentiment d’écœurement et de la sensation de vivre dans un monde métastasé, déclarait le réalisateur lors d’un passage à Bruxelles. Si le monde était une personne, il serait en phase terminale d’un cancer généralisé et serait placé en soins palliatifs. » D’un réalisme quasi documentaire, La loi du marché se veut implacable dans le constat qu’il dresse. Mais il n’exclut jamais l’espoir. « Comment veux-tu que je fasse pour être aussi vrai et juste qu’eux? », se demandait Lindon en voyant les essais de ses partenaires, non-professionnels. Le Prix d’interprétation à Cannes et le César du meilleur acteur auront répondu à sa question.

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