Femmes en blanc

Deuxième saison des aventures de Nina, l'infirmière qui sait tout.

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Nous l’avions découverte l’an dernier, au rayon séries sentimentalo-hospitalières: Nina, super infirmière stagiaire de 39 ans, venait d’être engagée dans le service médical de son ex-mari et promettait de nous divertir gentiment à coups de seringues, d’empathie et d’amours contrariées. En ce début de saison 2, la jeune femme se trouve dans de beaux draps – elle s’est glissée dessous avec Costa, le fameux ex-mari dont elle avait passé la première saison à tenter d’oublier la présence. Son psy de petit ami (médecin dans le même établissement, cela va de soi) ne le prend pas très bien, mais reste zen. Plus que Nina elle-même, pas très sûre de parvenir à donner une nouvelle chance au père de sa fille.

Si l’hôpital francilien où officie l’infirmière (désormais titulaire) est loin de subir le rythme effréné du Cook County d’Urgences, la jeune femme peut compter sur ses quelques patients pour la tirer de ses états d’âme. Sur le petit monde qui gravite autour d’elle, aussi – sa copine infirmière et colocataire Léo, « Barbie » et « Le Poupon » en plein roucoulade, le docteur Proust qui fait son docteur House… Vous l’aurez compris, ces inédits jouent à l’identique la note inoffensive et sucrée des épisodes précédents. On ne s’inquiète guère pour les personnages, aussi lisses que sympathiques. On sourit devant les fulgurantes intuitions de l’héroïne alors même qu’elle demande à un médecin diagnostiquant une hémorragie cérébrale si « c’est grave ». Aussi aseptisée que son hôpital, Nina offre une distraction qui n’est pas désagréable.

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