Entre mer et lune

Thalassa s'intéresse à l'impact des humeurs lunaires sur la vie animale et océanique. Belles images à l'appui.

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L’émission, plus que quarantenaire, ne passionne plus vraiment les foules. Elle doit même se contenter, souvent, de jouer les figurants dans les audiences, affaiblie par les machines de guerre de TF1 (en ce moment, Koh-Lanta) ou les séries programmées aussi bien par France 2 (Caïn) que M6 (Bones). Certains reprochent à Thalassa de manquer d’ambition et de se contenter de répondre au fameux « besoin d’évasion » des téléspectateurs. D’autres disent que Georges Pernoud et son équipe n’ont tout simplement plus assez d’arguments pour mener leur barque en prime time, sur une case du vendredi soir ultra compliquée à défendre. Rien d’étonnant, donc, à ce que les têtes pensantes de France 3 se demandent si Thalassa, actuellement mensuel, reviendra la saison prochaine…

Difficile, pourtant, de noyer le programme sous les reproches. Car malgré des vents contraires, l’équipage s’accroche à ce qui a toujours fait sa fierté: des images qui en jettent, et des sujets qui varient. Les récents numéros consacrés au Sri Lanka, aux Canaries et au Pays basque en sont les jolis témoins. Et ce vendredi, Thalassa s’est carrément mis en tête de décrocher la lune, en zoomant sur l’influence de l’unique satellite (naturel) de la Terre sur les marées, les comportements animaux ou les mouvements coralliens. Au menu: des excursions en Australie, au Mexique, en Dordogne et en Papouasie, où la lune exerce un pouvoir aussi bien sur les crabes que sur les espadons ou les splendeurs de la Grande Barrière. Les scientifiques se chargent des explications. Les images, elles, sont enrichies de représentations en 3D qui permettent de mieux cerner ce phénomène naturel qui, parmi ses mystères, provoque le rassemblement de milliers de crustacés femelles sur l’île Christmas, au cœur de l’océan indien, les nuits de pleine lune…

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