Alcaline, le concert: Keren Ann

Un nouveau et bel album sous le bras, Keren Ann passe par la case Alcaline. Un agréable coup de blues en vue.

alacaline_1_isopix

C’est fou comme on la connaît mal, Keren Ann. Peut-être à cause de son parcours, semé de sentiers. Dès son apparition sous les projecteurs, en 1997, elle surprend: dans la peau d’un agent du Mossad pour le film K d’Alexandre Arcady, elle attend le générique final pour faire entendre le titre Father. Elle se promène ensuite jusqu’en 2000 pour sortir un premier album qui, rien que par son titre, déroute: « La biographie de Luka Philipsen ». Sur celui-ci, figure une chanson qui va faire un bout de chemin inattendu, Jardin d’hiver, dont l’écho va se transformer en triomphe lorsqu’il sera également entonné par Henri Salvador sur Chambre avec vue. Keren Ann vient alors de rencontrer Benjamin Biolay. Leur collaboration ne va pas seulement apporter lumière et renaissance à Salvador: elle va permettre à la chanteuse d’entamer un parcours sans fausse note. Neuf nominations aux Victoires de la musique, des amitiés musicales nouées avec Iggy Pop, Françoise Hardy, Jane Birkin, Dominique A ou Alain Bashung, une superbe bande originale pour le film Yossi et, surtout, pas moins de six albums studio. Du « touche-à-tout » parfait.

A la fois productrice, parolière, guitariste et compositrice, Keren Ann se construit un univers qui correspond à l’idée qu’elle se fait de la musique: un éternel voyage, qui emprunte ses escales aussi bien au folk qu’au blues, genres nomades par excellence. Elle est née en Israël, elle a grandi aux Pays-Bas, elle a longtemps habité à New York et, aujourd’hui, c’est Paris qui sert de toit à ses œuvres emplies de brumes et de douceurs. « You’re Gonna Get Love » est sorti en mars, et l’émission Alcaline se charge des présentations. Au menu: un concert où Keren Ann prouve qu’elle avance sans reculer, quitte à semer le trouble auprès de ceux qui ont pris la mauvaise habitude d’à peine l’effleurer.

Sur le même sujet
Plus d'actualité