Pas bêtes

Sauvages ou domestiques, certains animaux tiennent une place particulière pour les hommes. Présentation.

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On les sait sensibles – en janvier 2015, la France l’a même inscrit dans le code civil, qui évoquait jusqu’alors de simples « biens meubles ». Mais à quel point? Pour comprendre ce qu’il se passe dans la tête de nos amies les bêtes, Jamy Gourmaud et Myriam Bounafaa ont dressé une liste non exhaustive de celles qui emporteraient nos préférences. En premier lieu, sans surprise: les chiens et les chats. En compagnie de spécialistes, les deux animateurs remontent l’arbre généalogique du premier, descendant d’un loup dont il a gardé certains comportements. Et découvrent comment l’homme a façonné les races en fonction de ses propres besoins. Le Saint-Hubert par exemple, originaire de Belgique, serait le champion toutes catégories dans la recherche de personnes disparues. A en juger par la célérité de Dickx, lancé sur les traces d’une Myriam perdue en pleine ville, la réputation n’est pas usurpée. Et celle du chat, que certaines mauvaises langues envisagent comme un ventre sur pattes incapable d’attachement sincère, l’est-elle? Une drôle d’expérience tente d’arbitrer le « match de l’affection » entre chiens et chats et pointe l’intérêt, certes plus subtil mais bien réel, du félin – dont on apprend au passage pourquoi il a une peur bleue des concombres. Le cheval n’est pas oublié dans ce bestiaire qui n’en finit pas de faire craquer Myriam, mais le plus étonnant reste les liens que certains éleveurs ou propriétaires de zoo tissent avec les animaux sauvages. Digit, une femelle gorille de 130 petits kilos, dort ainsi chaque nuit chez ses parents humains et reproduit avec son ami singe nos gestes amoureux. Quant à l’ourson Québec, à l’instar des oies de l’éthologue Konrad Lorenz, il suit partout son père de substitution, se croyant de la même espèce. Des « êtres vivants doués de sensibilité » donc, et assez fascinants pour nous garder devant l’écran.

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