Drogues: l’impasse de la répression

A l'approche du sommet de l'ONU sur les drogues et la toxicomanie, Arte fait le bilan sur les législations européennes.

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Il arrive, de temps en temps, que les Nations unies convoquent une assemblée extraordinaire pour aborder un problème de société qui dépasse largement les frontières d’un seul pays. Du 19 au 21 avril, les membres de l’ONU vont se pencher sur l’épineuse question des drogues et tenter de voir comment améliorer la politique de leur contrôle. C’est qu’en 2009, lors du précédent raout sur la question, l’orientation choisie visait à éradiquer la consommation de drogues au niveau mondial. Leur coût social demeure extrêmement important. L’année dernière, en Belgique, les drogues illégales pesaient plus de 700 millions d’euros sur la sécu. Loin derrière, le tabac et l’alcool (plus de 3 milliards d’euros). Aujourd’hui, les réflexions sur les drogues évoluent sur la base d’un constat de plus en plus évident: la simple répression ne fonctionne pas. A cela doivent s’ajouter de la prévention et des programmes innovants, comme ceux lancés en Suisse il y a quelques années pour lutter contre un pic d’utilisation de drogue dure.

Yourope fait le point sur les différents dispositifs légaux en vigueur dans l’Union. On découvre ainsi que le Portugal est l’un des pays les moins répressifs, et qu’en Belgique les drogues sont parmi les moins chères d’Europe. Mais chez nous la ligne est plus dure – même si on peut avoir une petite quantité de cannabis sur soi sans risquer un P.-V. envoyé au parquet. Pour aborder ce sommet aussi informé que possible, Arte complète sa programmation le mardi avec deux autres documentaires. Il ne faut pas manquer celui qui traite de l’échec de la « guerre contre la drogue » entamée par l’administration Nixon au début des années 70 et qui a mené bien des pays sud-américains comme la Colombie ou le Mexique dans des affrontements sanglants avec les cartels, qui se sont soldés par de nombreux morts.

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