Silicon Valley, le rouleau compresseur

Rois du monde digital avec leur algorithme de compression, les développeurs de Pied Piper passent au stress test.

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Dans l’aride vallée high-tech, les vents favorables ont vite fait de tourner. Un coup d’œil au générique de cette deuxième saison et l’on découvre en moins de dix secondes un paysage significativement remodelé: une montgolfière fringante et surgonflée a fait son apparition et arbore un logo Uber tandis que Yahoo semble réduire la voilure et que le géant chinois de l’e-camelote, Alibaba décore sa caverne.

L’instabilité du climat ambiant affecte aussi l’équipe de Pied Piper. Durant la saison 1, le concept inspiré du joueur de flûte de Hamelin est passé du projet vaguement pipeau à un logiciel révolutionnaire de compression de données. Star du concours Techcrunch à l’issue des dix premiers épisodes, l’équipe de l’anticharismatique Richard Hendricks est désormais courtisée comme une équipe de pom-pom girls.

Vilain petit canard transformé en sensation du moment, la bande de nerds plus socialement inadaptés que nature tente d’apprivoiser son nouveau pouvoir et de survivre dans ce monde qui lui organise des super-booms pour tenter un rapprochement. Dans son élément dès qu’il s’agit d’orchestrer les manœuvres les plus tordues pour être sous les projecteurs, Erlich met (littéralement) ses couilles sur la table pour faire monter les enchères. A quoi bon s’inquiéter, Pied Piper a de toute façon décidé de faire affaire avec l’excentrique vaguement philanthrope Peter Gregory, au grand dam du patron du géant Hooli. C’était compter sans un accident de safari tragicomique faisant disparaître le business angel Gregory du paysage (suite au décès de son interprète Christopher Evan Welch). Le temps change vite, dans la vallée. Une deuxième saison pêchue qui donne du corps à ses personnages et introduit un sang neuf vivifiant.

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