Frank Vandenbroucke, triste fin de course

Stéphane Pauwels revient sur le destin tragique de Frank Vandenbroucke.

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Le printemps cycliste bat son plein et les classiques s’enchaînent. Un timing parfait pour s’attarder sur le parcours de Frank Vandenbroucke, l’enfant prodige du cyclisme belge. Pour parler de celui qui fut retrouvé mort dans un hôtel du Sénégal en 2009, Stéphane Pauwels est allé à la rencontre de ses parents, Chantal et Jean-Jacques.

Très discret dans les médias, Jean-Jacques Vandenbrouke a accepté l’émission pour « raconter sa vérité », dit-il. Il est vrai que tout au long de sa courte vie, Vdb n’a jamais été épargné par la presse. Erigé en véritable renouveau du cyclisme belge – Eddy Merckx himself le décrivant comme le futur grand champion tant ses qualités étaient nombreuses -, Frank a épaté avant de sombrer. En 1999, après sa somptueuse victoire dans Liège-Bastogne-Liège, le jeune homme rêve d’être le seul leader de son équipe et décide de signer un contrat avec Cofidis. C’est le début de la descente aux enfers.

Confronté à un mode de vie différent du régime spartiate connu jusqu’alors, Vdb fait les mauvaises rencontres et les mauvais choix. Lui-même reconnaissait, lors d’une interview confession en janvier 2008, qu’il « était un garçon normal avant de débarquer chez Cofidis ». Comme l’explique son papa, si Frank n’avait pas quitté l’équipe belge (Mapei) dans laquelle il était jusqu’alors, le parcours aurait été différent: « J’avais mis Frank en garde, je lui avais dit que s’il partait dans une équipe française, il faudrait qu’il tienne la route ». Mais Vdb n’écoutera pas l’avis paternel et sombrera entre autres dans l’enfer du dopage. Entre ses problèmes judiciaires liés au dopage, ses soucis privés, Frank va sombrer dans une profonde dépression. A la fin de sa vie, il cherchait à revenir et avait l’espérance d’une nouvelle carrière. Une embolie pulmonaire ne lui en aura pas laissé le temps.

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