Jazz pop et lunettes noires

L'Olympia accueille un ovni.
 

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Difficile aux premiers sons de saisir les contours de Melody Gardot, derrière ce grand chapeau, ces lunettes noires et cette voix chaude mais un peu distante qui nous enjoint à ne pas mal nous comprendre (Don’t Misunderstand, première chanson du live à l’Olympia d’octobre dernier retransmis ce soir). Née dans le New Jersey, élevée à Philadelphie, Melody Gardot est percutée par une Jeep qui vient de brûler un feu rouge alors qu’elle se promène à vélo. Clouée dans un lit pour un an, elle s’en titre grâce à la musicothérapie. Elle sort son premier album, largement teinté de jazz, en 2005. La douleur, elle, reste. Ce soir, Gardot démontre toute l’énergie vocale et le charme musical qu’elle peut mettre dans son projet. Et n’hésite pas, comme sur ses disques, à tenter le mélange des genres, s’attaquant aussi bien au blues qu’à des sonorités plus proches de la bossa-nova.

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